Kino : le goût de créer dans l’urgence
Ma première participation au 24H Kino en 2014, avec Vaguement Précis, n’était pas vraiment prévue. Je ne faisais pas partie de la liste des réalisateurs invités par Les Improbables, les organisateurs de l’événement. Je me suis présenté spontanément. Ils m’ont alors lancé un défi en off : si je terminais mon film à temps, il serait projeté.
J’ai terminé… mais avec une heure (ou deux) de retard. Le film a manqué la projection de peu. En revanche, j’avais gagné une invitation pour les sessions suivantes.
Pour l'édition suivante du 24h Kino en 2015, j’ai réalisé Rouge de Psychiatrie. Le tournage a été une "bonne tranche" - de rires, bien sûr. C’est aussi l’une de mes premières collaborations avec Jérôme Boyer, comédien havrais que j’apprécie beaucoup. Nous avons eu l’occasion de retravailler ensemble depuis, entre autres lorsque nous sommes embauchés en renforts mise en scène, notamment en encadrement de figuration.
En 2016, lors de la dernière édition du 24h Kino, j'ai tourné Le délit de WiWi. J’avais envie d’explorer les codes de la comédie d’action et du film d’espionnage. L’idée était de monter ce court métrage comme une fausse bande-annonce : aller droit au but, faire monter l’énergie, trouver des images qui claquent. Le film devait être impactant, frais et nerveux.
Les Improbables n’organisent plus de Kino aujourd’hui, mais j’ai gardé quelque chose de ces expériences. Cette manière de se lancer, de créer dans l’urgence, de trouver des solutions avec ce qu’on a sous la main. Le temps manque, les idées se bousculent, et l’équipe doit avancer ensemble.
Créer vite ne veut pas dire faire les choses à moitié. C’est même un exercice qui oblige à aller à l’essentiel : choisir une idée, lui donner une forme et la mener jusqu’au bout. Depuis ces premiers Kino, j’essaie de garder cet état d’esprit — travailler dans l’urgence quand il le faut, sans négliger la qualité.
